Zoom sur le lobby des opérateurs de jeux en ligne
Les opérateurs historiques doivent encore en faire des cauchemars. A juste titre d’ailleurs. En effet, alors qu’ils avaient cru, notamment lors de l’épisode de la directive Bolkestein, préserver leur monopole des mains des opérateurs de jeux en ligne, le réveil a dû être plutôt brutal il y a quelques mois. En effet, après un lobbying de plus de quinze ans auprès des différentes institutions européennes, les spécialistes des jeux en ligne, dont Bwin, Unibet et les autres, viennent de briser le monopole des opérateurs historiques. La Commission européenne a en effet décidé de se ranger de leur côté en prévoit d’ailleurs d’engager des procédures d’infraction contre une dizaine de pays au motif de non respect des règles du marché intérieur. Nombreux sont évidemment les pays qui préfèrent éviter les affres d’une telle procédure. Par conséquent, dans la foulée du Royaume Uni, de la Lettonie, de l’Italie et de l’Allemagne, la France a décidé d’obtempérer et d’enclencher une remise à plat du secteur des jeux en France. Cette réforme a été prise en charge par le ministre Eric Woerth à Bercy. Ce dernier doit notamment faire face au mécontentement croissant des casinotiers.





